Et moi, je vis toujours, Jean d'Ormesson

 Aujourd’hui, troisième lecture de ma liste de défis, sur le thème de « Un livre dont le titre contient le mot ‘toujours’ » (en 7ème position sur la liste).


Et moi, je vis toujours, de Jean d’Ormesson

Et moi, je vis toujours, conclut l’histoire en reprenant la dernière phrase d’une chanson populaire consacrée au Juif errant…

Elle fut jeune éphèbe contemporain de Socrate et de Platon, oncle de Marco Polo, serveuse à la Pomme de pin où elle côtoya Jean de la Fontaine, Molière, Racine et Boileau, femme d’officier à l’époque napoléonienne, déporté en Sibérie, chauffeur à Londres… Elle fut, et est toujours la guerre, la famine, l’amour et la science…

L’histoire, ou plutôt l’Histoire, même si l’auteur ne l’écrit jamais avec la majuscule à laquelle nous sommes habitués pour la représenter, nous emmène, par la plume de Jean d’Ormesson, dans un voyage à travers elle tout au long des un peu plus de 300 pages de ce livre.

Je suis assez partagée quant à cette lecture, entamée avec enthousiasme, jusqu’à environ la moitié du roman. Dans ces 150 premières pages, nous voyageons dans le monde entier à travers l’histoire et les grands événements qui ont eu lieu un peu partout, à la rencontre de personnalités parfois pas si connues que cela, et c’est très enrichissant, même si cela reste assez en surface et mériterait parfois d’être approfondi.

Pendant les 100 pages qui suivent, par contre, l’auteur prend le postulat que durant 2 siècles, la France a entièrement dominé l’Europe, qui elle-même dominait le monde, et nous nous retrouvons donc à lire des énumérations de personnages divers, que ce soit dans le domaine de la littérature ou du pouvoir

Peut-être que si j’avais été Française, cela me serait apparu comme une évolution normale dans ma lecture, mais j’ai l’impression ici que l’impasse a été faite sur un grand nombre de choses qui auraient pu être dites sur ailleurs dans le monde (l’essor de l’esclavage, la colonisation, les naissances des Etats-Unis et du Royaume-Uni, la révolution industrielle…)

Sur 30 des 50 dernières pages, Jean d’Ormesson nous propose un tableau brossé très rapidement de l’évolution scientifique au cours des siècles, avant de conclure par la vision de l’histoire sur elle-même.

En résumé, je trouve ce livre mal réparti dans la gestion des événements. Il aurait sans doute mérité un certain nombre de pages en plus, et plus d’équilibre entre les lieux et les époques.

Avez-vous lu ce livre de Jean d’Ormesson ? L’avez-vous apprécié ? Y en a-t-il d’autres qui permettent de le rencontrer d’une manière plus agréable ?

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